Vendredi 21 décembre 2007
Une des origines importantes de la dépression et ce fût le cas pour moi est le surmenage souvent associé au stress. La fatigue s’accumulant le corps et l’esprit à
force d’être sollicité, de compenser, cède et entraîne une perte des repères dont on a besoin pour évoluer parmi ses semblables.
Mon travail de boulanger, commencé en 1976 et qui s’est terminé en 2001 m’a au fil des années entraîné dans une spirale sans fin à laquelle je ne pouvais plus
distinguer d’issue. Chaque jour recommençait avec son lot de pressions, de stress, d’inquiétudes et de doutes.
Le surmenage est intervenu par l’impossibilité que j’avais de prendre du recul, je ne parle même pas de repos mais de la conscience que pour mieux gérer mon affaire
j’avais besoin de faire le point sur l’avenir, sur les créations, sur le développement et cette impossibilité a été une des principales caractéristiques de cette perte de repères.
Tous les artisans ne tombent pas dans la dépression, cependant beaucoup en sont victime. La pression économique encore plus importante quand le métier demande des
investissements importants obligent à atteindre un chiffre d’affaires permettant les amortissements et c’est ainsi que le cycle commence. ” Qui n’avance pas, recule “. Cette maxime m’avait
marqué quand je me suis mis à mon compte et dés le démarrage de ma boulangerie, je n’ai eu de cesse de vouloir plus travailler.
A cela s’ajoute le souci constat de respecter une qualité irréprochable d’autant plus dans mon secteur biologique.
Au début des années soixante-dix, la branche biologique était mal connue et il fallait faire preuve de beaucoup de charisme pour convaincre heureusement compensé par
le côté gratifiant de proposer un nouveau mode de consommation, qui plus est dans la boulangerie.
A SUIVRE…
Par lechat
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Publié dans : Récits
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