AU FIL DES MOTS

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Mardi 19 juin 2007

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Le Houéran

(Sud des Hautes-Vosges)Le Houeran, monstre imaginaire dont le nom, emprunté au patois, signifie crieur, hantait le sud des Hautes-Vosges. Il se tenait de préférence sur le Haut-du-Roc, montagne dénudée qui domine le bassin de la Moselotte, ou sur les rochers d’Urbain-Roche, au-dessus de Rochesson. Quelquefois, on l’entendait au Saint-Mont, ou en face, près de Dommartin, sur le mont qui s’élève entre la vallée de la Moselle et celle de la Moselotte, non loin du confluent des deux rivières. Il fréquentait aussi le val de Cleurie, et allait même jusqu’à Tendon. Il affectionnait les hauteurs, d’où il pouvait voir, de son oeil perçant, ce qui se passait dans les montagnes et les vallées des environs, et contrôlait ainsi le territoire d’une vingtaine de communes.

 

Ses cris stridents Houe ! hou hou hou ! houe ! hou hou hou houe ! ” effrayaient surtout les ouvriers de la forêt, et plus spécialement les voleurs de bois. Ces derniers opéraient généralement de nuit. Sitôt arrivés sur les lieux, ils allumaient un grand feu dans une clairière, et se mettaient à abattre les arbres de leur choix. Il n’était pas rare, alors, que le Houeran, guidé par la lueur du brasier, ne surgît dans la ” coupe ” en poussant ses cris lugubres.

Ceux qui l’ont vu le décrivaient ainsi : ” D’une taille de géant, la barbe longue et hirsute, les yeux flamboyants, les jambes sèches et torses comme celles d’un boue, il portait un large chapeau noir à bords rabattus, et son postérieur était une tête de boue dont les deux cornes lui servaient pour s’asseoir près du feu. Il prenait dans ses mains des tisons ardents, sans se brûler “. A son approche, les délinquants s’enfuyaient à toutes jambes, car ils craignaient moins les gardes des forêts qu’ils ne redoutaient le Houeran, cet être fantastique, cousin du diable, des sorciers, des chasseurs maudits et autres mauvaises engeances.

Ce monstre, dont il semble que le rôle consistait uniquement à épouvanter les chapardeurs de bois, était sans doute l’ingénieux travestissement de quelque gardien de la forêt ayant compris que la peur d’un être horrible et mystérieux serait plus forte que celle du ” gendarme “, pour protéger les bois des nombreuses déprédations qui s’y commettaient. Les cris effrayants provenaient tantôt des grands-ducs et autres oiseaux nocturnes, tantôt du garde lui-même, expert dans l’art d’imiter la voix de ces volatiles.

 

Par Valdenaire - Publié dans : Récits
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Mardi 19 juin 2007
Ecrit le 6 juin 2007

En ce mercredi d'anniversaire du jour le plus long, je parcours les blogs n'étant pas inspiré par un sujet défini. Et parcourant ces blogs, espérant trouver une idée j'en suis à me demander si cette exploration ne m'impose pas un certain pessimisme quant à mes capacités d'alimenter un blog chaque jour.

Je veux dire par là qu'à part quelques blogs d'une banalité confondante, je suis la plupart du temps ébloui par la qualité de certains articles, par la richesse des sujets et les connaissances des bloggeurs. Et je dois dire que ces lectures ont le double effet de me ramener à ma juste valeur, mais aussi à m'obliger à me surpasser ou renoncer à publier un article moyen.

De nombreux blogs ont une thématique bien précise et ne déroge jamais. Les uns sont politiques, les autres littéraires, d'autres encore sont familliaux, mais je remarque que peu mélangent les genres.

Ce fait peut être mis en rapport avec les tranches d'âge. La majorité et c'est logique est tenue par des personnes plutôt jeunes, dont les centres d'intérêts sont bien définis en rapports avec l'actualité immédiate alors que les tranches d'âges plus élevées ayant peut-être plus de recul auraient tendance à se retourner, à puiser dans l'expérience, en somme à montrer plutôt qu'à démontrer. Cette analyse je m'empresse de le signaler est tout à fait personnelle.

On peut se demander ce que serait une plate-forme destinée à une tranche d'âge définie. Par exemple, pour les moins de vingt ans, de vingt à trente, de trente à quarante, de cinquante à soixante et ainsi de suite. Je reconnais que c'est une idée curieuse, mais à l'échelle du net on aurait là une représentation sociologique intéressante des différents regards sur la société.

Je parle des âges parce que je viens de quitter un blog qui une fois de plus relevait le fait que les tranches d'âge les plus élevées avaient voté Sarkozy; hormis le fait que je fasse partie de cette catégorie laquelle d'ailleurs n'est relevée que par la gauche, cette distinction me choque profondément. Le vote d'une catégorie de Français n'aurait-il pas la même valeur selon qu'il soit jeune ou vieux. Qu'il travaille ou ne travaille pas. Nous allons vers une société permettant de vivre plus longtemps et dans le même temps on dévaloriserait sa composante ?

Bon voilà, j'ai mon article, une fois de plus je vais pendant quelques heures m'interroger sur la qualité de celui-ci, puis demain arrivera et un nouvel article surgira. Ma tâche est facilitée parce que je ne respecte pas de thématique et que je peux passer de la politique, à la peinture, aux poèmes etc...

Motpassant

Par Valdenaire - Publié dans : Personnel
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Lundi 18 juin 2007
La droite tout comme la gauche se sont imaginées que les Français avaient voté pour leur programme respectif. C'était faire preuve d'une grande naïveté de croire que les électeurs allaient  ainsi s'unir dans un projet commun pour réaliser les réformes indispensables.

Aux présidentielles les Français ont cautionné deux personnages créés de toute pièce par les sondages et les médias. Sarkozy et Royal ont été mis en avant et c'est leur personnalité qui a provoqué l'enthousiasme pour le vote et non les programmes. C'était un jeu comme la Star'Ac au point que les jeunes des banlieues n'ayant pas " gagné " ne se sont plus rendu aux urnes pour les législatives lesquelles ne se prêtant pas à la starisation ont été victimes d'une abstention record. Nous vivons dorénavant dans un monde où seules les "stars " attirent encore les foules. Vous vivons dans un monde devenu irrationnel dans lequel une seule phrase peut modifier la vision de millions de personnes. Il suffit de quelques mots, de quelques images pour emballer la machine et déclencher une cacophonie irréversible qui arrange les uns et dérange les autres.

Fini la confiance, l'écoute, la réflexion, le recul. La sécurité sociale, l'emploi, l'école, la sécurité etc... tant de domaines qui auraient besoin de calme pour être abordés avec sérieux et bien non les mesures ne sont pas encore prises que déjà des voix de tous les horizons se font entendrent de façon totalement irresponsable.

Par Valdenaire - Publié dans : Politique
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Lundi 18 juin 2007

sin.jpg Insolente jeunesse

Des gouttes d’eau parcourent

Ton corps frissonnent

Tandis que mon regard

Puise en toi

Tel un égoïste

Le miel de la vie.

Insolente jeunesse

Ne vois-tu pas mon émoi

D’homme aux années ajoutées

Ne vois-tu pas mes yeux briller

D’une vaine attente

D’un espoir démesuré

Alors que ton rire s’envole

Insolente jeunesse

Offre encore une fois le rêve

A l’homme qui recherche

Sur ta peau

Les étoiles multicolores

Des souvenirs lointains

Source de bonheurs simples

Insolente jeunesse

Partage la force

De ta féminité

Fait que la sombre nuit

S’écarte et laisse place

A une nouvelle éclaircie

Dans l’orage du temps

Insolente jeunesse

Tu détiens le pouvoir

De donner sans compter

L’espoir de la renaissance

A l’homme qui doute

Et réclame sans honte

Une part de ta puissance

Insolente jeunesse

Bientôt tu comprendras

Qu’il n’existe pas d’exception

Dans la marche de la vie

Que toi aussi tu marcheras

Sur les feuilles mortes

D’un automne pressé.

Par Valdenaire - Publié dans : poémes
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Lundi 18 juin 2007

Le petit garçon

 paris-1952-willis-ronis.1179926068.jpg

Ses doigts sont courts et gros, on dirait des bâtons de bois couverts de noeuds, chaque jointure laisse apparaître des crevasses sombres, les ongles rongés se fondent dans la chair. Ces mains telles des animaux fantastiques sont semble-t-il en permanence sur le qui-vive. Elles paraissent conscientes de leurs pouvoirs et en abusent. Sans le nuage de fumée on distinguerait à peine la cigarette.

Le petit garçon, le menton reposant au creux de ses bras ne quitte pas des yeux cette possible menace. Son cerveau est en éveil, prêt à lui donner l’ordre de s’enfuir.

L’homme aux mains avec des gros doigts lance celles-ci en direction de la femme courbée devant la cuisinière. Il lance ses mots comme s’il s’agissait de projectiles qu’il veut blessant. Les mains s’abattent régulièrement sur la table et la cendre s’écrase lentement sur le sol. Il remplit son verre et boit d’un trait, laissant échapper une goutte de liquide sur le menton qu’il essuie d’un revers.

Le petit garçon voudrait bouger, mais il n’ose pas, il est le spectateur immobile et craintif d’un spectacle qu’il ne comprend pas. Il ne peut cependant détacher son regard de l’homme au visage blême, aux yeux perçants, à demi clos. Au fond de lui-même il se dit que plus tard, quand il aura grandi il ne laissera plus à cet homme la liberté de terroriser, de crier, de menacer.

Mais en attendant il ne peut que subir cette violence qui arrive toujours subitement, sans motif, comme une bourrasque soudaine en hiver. Elle surprend et fige sur place. Elle ne donne pas le temps de se préparer, de se réfugier, pour attendre la fin de l’orage au contraire elle se propage et contamine toute présence. Car il lui faut pour se développer atteindre des victimes innocentes, sans défense.

 

Aujourd’hui, le petit garçon et la femme courbée sont les cibles de la colère de l’homme aux gros doigts et il n’entend pas les relâcher sans avoir déchargé toutes les paroles que son déséquilibre amène dans sa bouche.

Puis il se calme, un silence aussi soudain que le vacarme précédent et ce silence angoissant dure de longues minutes. L’homme aux gros doigts tremble les yeux baissés. La lassitude se lit sur son visage.

Le petit garçon lentement se risque à lever la tête, il a compris que l’orage était passé.

Brusquement l’homme se lève et sort en claquant la porte.

La femme courbée continue sa tâche comme si rien ne s’était passé, tandis que le petit garçon s’approche d’elle.

Par Valdenaire - Publié dans : Personnel
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Lundi 18 juin 2007

arc-en-ciel.1181481627.jpg 

Il est des jours où une simple rencontre physique ou écrite surgit et brusquement nous renvoie à notre propre image. On se trouve soudain devant un miroir dans lequel on est saisi par une représentation que l’on ne reconnait pas. Arrive alors, dans un flux ininterrompu des interrogations remettant en cause un cheminement que l’on croyait jusqu’alors sans surprise. Faut-il dans ce cas rejeter ces interrogations ou alors les laisser opérer leur travail de sape et se laisser aller au doute ?

C’est ce qui lui est arrivé ce matin, une simple lecture l’a plongé dans une mer de doutes accompagnée de tristesse.

Chez lui le doute s’accompagne toujours de tristesse. Tristesse de s’être laissé surprendre. De ne pas s’être rendu compte qu’il ne doutait plus et que donc qu’il s’exposait à un rappel à l’ordre. La vie d’un être humain ne peut s’accomplir dans la solitude, elle doit être imbriquée dans celle des autres. Pour sa part il a un besoin vital de référence pour s’affirmer. Est-ce une faiblesse. En tout cas pour ce matin, c’en était une.

C’est sa faute, à trop s’exposer il s’est mis à la merci d’un jugement, d’une critique d’autant plus déstabilisante qu’elle provient d’une personne en qui il donne beaucoup d’importance. Mais ce que l’on donne aux autres est gratuit et c’est naïveté que d’espérer un retour.

Il est victime de sa soif d’absolu, de son désir de tout aborder, de son besoin de tout comprendre et pour cela il oublie de se protéger. Il est comme un bateau qui sort malgré la tempête et dont le sort est incertain tant les vagues sont hautes et violentes.

Il envie les personnes qui ne se perdent pas en route et trouvent leur chemin par instinct. Il se dit que la vie doit être la recherche de la simplicité, que la vie est telle un tableau sur lequel l’artiste au sommet de son art jette ses couleurs avec une apparente simplicité, mais qui est le résultat de tant d’années de travail.

Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures qu’il assimilera ce nouveau soubresaut. Malgré tout, cette nouvelle expérience s’ajoutera à d’autres, lui donnera une nouvelle preuve qu’il peut vivre par lui-même et non au travers des autres. Il doit comprendre qu’il est suffisamment armé pour affronter les nuages de la vie sans rechercher un support à ses incertitudes.

Par Valdenaire - Publié dans : Personnel
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Lundi 18 juin 2007
Catégorie: Arts & Littérature : 

Auteur: motpassant (4:35 pm)

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Il ne profite pas de sa liberté, de chaque heure du jour. Pourtant, il pourrait croire en chacun de ces moments. Ceux-ci n’ont pas besoin de grandeur, ils sont des moments simples que la vie offre parfois gratuitement, sans retour, dont il peut se saisir sans risque, sans gêne, en toute fierté. Comme manger les premières pêches blanches qui reposent telles une nature morte d’un peintre hollandais, dans le plateau à fruits à côté d’abricots colorés, gorgés de jus sucré.

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Comme s’installer sous le grand tilleul qui plie sous le poids de ses feuilles et de ses fleurs prêtes pour la récolte et lire les nombreux livres dont la lecture a pris de retard en raison de ses longs moments passés à réfléchir sur un passé qui est …. passé. Ou alors se promener sur les bords du fleuve où les pêcheurs de friture sont nombreux et persévérant. Ou pourquoi ne pêche-t-il pas lui-même, rien ne lui interdit d’utiliser la canne que ses enfants lui ont offert l’an dernier. Pourquoi ce plaisir lui semble-t-il inaccessible, réservé aux autres ?

Ou encore écrire quelques lignes qui pourraient être le prolongement de ses pensées trop nombreuses et qu’il n’arrive pas à ordonner. Prendre le temps de regarder un film, ce qu’il ne fait plus parce que ses yeux se ferment trop souvent.

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Il lui faut retrouver la simplicité de ses émotions pour qu’il puisse se reposer, laisser son corps évoluer dans un monde qui est pour lui, à créer. Il lui faut se laisser entourer afin de quitter cette solitude dont il a fait sa compagne. Il lui faut…. Il lui faut …..

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Par Valdenaire - Publié dans : Personnel
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Lundi 18 juin 2007
Extrait de ce site. Il y a vraiment de quoi se poser des questions sur le sérieux des décideurs à Bruxelles. Comment qualifier de bio des produits contenant des pesticides, des engrais de synthèse et des OGM !

Si on considère le supplément de coût des produits bio, je ne vois plus l’intérêt pour le consommateur de faire cet effort. Encore un secteur qui cède sous la pression des groupes financiers avant même d’avoir touché toutes les couches de la population. Dans tous les domaines on fonce dans le mur, les yeux grands ouverts en visant bien pour ne pas le rater.

Menaces sur le secteur Bio (26/02/2007)

Depuis plusieurs années, les produits issus de l’agriculture biologique répondent à une demande croissante des consommateurs et à la nécessité de sauvegarde une agriculture de qualité. Ces produits répondent à un cahier des charges et une réglementation claire réalisés en accord avec les différents groupements de producteurs et consommateurs Les choses pourraient changer : le Parlement européen doit se prononcer d’ici peu sur une nouvelle réglementation qui remet en cause les principes même de l’agriculture biologique. Selon cette nouvelle réglementation, l’utilisation de pesticides et d’engrais ne serait plus explicitement interdite dans le bio. Serait également tolérée, la présence de 0.9 % d’OGM, ce qui correspond à la même quantité tolérée dans l’agriculture conventionnelle. La nouvelle réglementation, qui risque de provoquer l’écroulement du secteur, est vivement critiquée par Nature et Progrès. L’ONG a ainsi lancé une pétition pour alerter l’opinion et les décideurs sur le danger d’une telle mesure

Par Valdenaire - Publié dans : Personnel
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Lundi 18 juin 2007

Information extraite de ce site

Brésil : des Indiens isolés sortent de la forêt amazonienne

Un groupe de 89 Indiens isolés a soudainement fait irruption, à la fin du mois de mai, dans une communauté indienne de l'Etat du Pará au Brésil.

Les Indiens avaient marché durant cinq jours dans la forêt, fuyant vraisemblablement les attaques de bûcherons ou de mineurs. La zone a été bouclée afin de protéger le groupe de maladies qui pourraient lui être fatales.

Le premier contact aurait été établi par deux hommes qui venaient demander de l’aide devant une maison et qui furent repérés par deux jeunes Indiens. Le reste du groupe est sorti de la forêt peu après et a installé son campement près du village où l’une des femmes a accouché.

Le groupe isolé, tout comme les membres de la communauté qu'ils ont approchés, sont des Indiens metyktire, un sous-groupe kayapó. Leurs premiers contacts avec les Brésiliens datent de 1950, mais le groupe qui vient d’apparaître avait alors choisi de rester isolé. Les Metyktire pensaient que les membres de ce groupe avaient tous disparu.

Après le choc de de ces extraordinaires retrouvailles avec des parents qu'ils n'avaient pas vus depuis 50 ans, le groupe a entamé avec émotion des chants et des danses. Leurs chants ont été enregistrés et diffusés par radio à d'autres communautés kayapó.

Un Kayapó a indiqué : "Leur langue est bien plus authentique que la nôtre. Quand je les ai entendus à la radio, je n'ai pas compris grand chose mais mon oncle les a bien mieux compris".

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : "Il y a plus d’une centaine de peuples indigènes isolés dans le monde aujourd'hui et beaucoup d'entre eux sont repoussés par ceux qui convoitent leurs territoires. Nous saurons certainement dans les prochaines semaines ce qui a poussé les Metyktire à établir ce contact".

Par Valdenaire - Publié dans : actualité
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Lundi 18 juin 2007

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Source des images

Est-ce les années ? Est-ce la nostalgie d’une époque ? Ou encore est-ce la visite hier, de mon ami d’enfance ? C’est sûrement un peu tout à la fois. Mais j’éprouve au fond de moi le désir physique de retrouver les odeurs, de respirer l’air, de me reposer dans la tranquillité des mes Vosges natales. Le mince lien ne s’est jamais rompu et quelques images ont suffi à m’insuffler ce profond désir de revivre aux milieux de ces sapins aux douces odeurs de résine, d’entendre gronder ces torrents dans la forêt, de marcher dans la neige pendant les longs mois d’hiver, de m’imprégner à nouveau de cette nature qui m’a vu naître.

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Souvenirs de ces grosses fermes, basses, aux étroites fenêtres, souvenirs de la grange à foin, de l’écurie, du grand bassin où coulait en permanence une eau fraîche et délicieuse. Nous attendions les grandes vacances avec impatience pour nous replonger à nouveau dans cet espace de liberté totale qui faisait que chaque instant de la journée était une joie simple et saine.

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Le ski n’était pas encore développé mais dès les premières neiges nous sortions les luges. Le paysage se transformait, dégageait une douceur, une quiétude que nous perturbions par nos cris lors de longues descentes en luge.

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Pourquoi ne repartirais-je pas sur les traces de mon enfance ? Trouverais-je un équilibre que je ne ressens plus aujourd’hui ? La mobilité actuelle apporte sûrement beaucoup en découvertes mais apporte également un détachement de ses racines qui entraîne peut-être une certaine désorientation, une rupture dans la transmission que nous devons effectuer aux générations suivantes. Quitter de tels paysages pour se retrouver dans une barre HLM ou dans un lotissement loin de chez soi est sûrement un facteur de déstabilisation dans les familles. La nouvelle économie ne tient plus compte de l’homme et de son milieu, celui-ci pour vivre doit faire de nombreuses concessions dont celle de s’éloigner de ce qui l’a construit.


Par Valdenaire - Publié dans : Personnel
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