AU FIL DES MOTS

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Vendredi 6 juillet 2007
Ant-and-bread.jpg image Ekopédia
                       Cliquez sur l’image

Bien qu’elles ne soient pas particulièrement nuisibles, les fourmis peuvent devenir gênantes. Néanmoins pas besoin de les tuer, pourquoi ne pas juste les repousser avec un antifourmis.

Aujourd’hui, j’ai fait un travail de fourmi, je suis donc solidaire !

Par lechat - Publié dans : Personnel
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Jeudi 5 juillet 2007

La traction roule depuis longtemps, la nuit est tombée quand ils s'arrêtent dans la cour d'une grosse ferme de la Haute-Saône. Dans l'après-midi, sans lui demander son avis, il lui avait dit de le suivre.

 

- Allez, viens.

 

Ils entrent dans une cuisine surchauffée, plusieurs personnes sont autour de la table. Il y a là, le père, la mère et les trois filles. Ils sont accueillis avec joie et il se demande comment et où son père a pu rencontrer ces gens. Il s'assied, mal à l'aise, ce n'est pas son milieu et il n'aime pas ces rires bruyants et grossiers du moins c'est l'image qu'il en a. Les verres se succèdent. Il tombe de sommeil.

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- Allez ! Réveille-toi ! Il veut que le jeune homme soit solidaire, qu'il l'approuve. S'il savait combien chaque seconde qui passe le sépare de lui.

Il a vite compris que l'homme avait fait tout ce chemin pour une des filles. C'est une belle fille blonde qui ne peut pourtant cacher des éclairs de vulgarité.

 

Elle sait que l'homme est là pour elle. Elle en paraît heureuse. Malgré la présence de son fils, le père se laisse aller à des paroles et des gestes qu'il feint d'ignorer. La soirée s'éternise quand le père se lève enfin. La fille les suit et tous trois partent dans la nuit froide vers le logement de celle-ci.

 

Dans la cuisine, seul, il attend. Les bruits sont à peine atténués par la mince cloison. La honte s'abat sur lui. Sa vie part en morceaux.

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Dans les mois qui suivirent ce fut une succession d'événements de ce genre, jusqu'à son départ de la maison. Ne pouvant obtenir de son fils qu'il cautionne ses actes le père a préféré l'éloigner, il avait compris qu'ils n'auraient jamais rien en commun.

 

On l'a abandonné, sans armes. Il doit dorénavant se construire seul. Seul, il doit déchiffrer les codes de la vie.

 

Il ne savait pas que qu'ils ne se reverraient jamais. Il est mort dans la solitude ayant peu à peu éloigné tout le reste de la famille. Sait-il le mal qu'il a fait ?

 

Motpassant

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Par lechat - Publié dans : Récits
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Mercredi 4 juillet 2007

 

Il lui arrive souvent de faire preuve de naïveté, de croire que tout va s'arranger, que les vautours vont disparaîtrent, les exploiteurs se convertirent en de charmants personnages à l'écoute des autres. Il lui arrive souvent de lutter contre un sentiment victimaire.

 

Il lui est difficile de se situer entre la naïveté et la nécessité d'être assez fort pour affronter les difficultés.

 

La soif d'être en phase le plonge souvent dans des malentendus qui le ravagent.

L'utopie l'enlace comme une maîtresse envahissante qu'il rejette tout en goûtant ses délices. Il cherche le regard approbateur, prometteur de fusion. Il guette la parole libératrice par laquelle, il avancera dans la joie.

 

Il veut donner, se donner, espérant un retour qui n'arrive pas ,car il ne discerne pas quand il faut donner et quand il ne faut pas donner. Il se fourvoie, le don n'est pas porteur de retour. Le don doit se faire dans la force et non dans l'inquiétude, la faiblesse.

Le temps, les années se font attendrent, pour lui apporter le recul qui lui permettrait de calmer son coeur, de se libérer, d'ouvrir ses ailes à ceux qu'il aime.

Se rendre accessible, pour lui, est source de conflits intérieurs dont l'issue est toujours le repli sur lui-même, espérant pour une autre fois, un sursaut salutaire.

Son besoin de reconnaissance est un puits sans fond, son corps s'use à force d'exposer son âme sans retenue, quitte à l'entraîner à la dérive.

 

L'enfermement et les larmes sont ses refuges, mais aussi ses appels. Ses cris restent dans sa gorge et l'étouffent, jusqu'à l'effondrement. Pourtant, il est aimé, respecté, tout est à sa portée, il n'a qu'à se servir. On lui dit que la vie s'ouvre à lui, il lui faut la saisir sans retenue.

Il a ressenti au plus profond de lui dès sa plus tendre enfance des ondes qui affectaient directement sa personnalité et le menaient vers un chemin qu'il ne connaissait pas. Le milieu familial peu propice à l'éclairer, à l'aider à déchiffrer ce mystère a très vite été l'objet de sa part, d'un rejet, espérant ainsi trouver  un ailleurs plus propice. Mais, il s'est rendu compte, que l'ailleurs n'était pas le refuge tant espéré.

 

L'adolescence, le monde merveilleux et cruel de l'adolescence l'a entraîné dans une spirale sans fin, ballottant son pauvre corps, tel un navire dans la tempête.

C'est dans ce tumulte, qu'il a commencé à poser des mots, espérant traduire son mal-être sur du papier. Espérant fixer, arrimer toutes ces pensées. Dans la chambre du foyer il vivait, il a commencé à écrire. Il a essayé de comprendre pourquoi son père avait pris la décision d'éloigner son fils.

 

 

Motpassant
Par lechat - Publié dans : Récits
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Lundi 2 juillet 2007

Je suis de ceux qui se sont réjouis de l'entrée de Martin Hirsch au gouvernement. Cet homme de grande qualité venant de société civile ne pouvait qu'apporter une vision concrète sur l'appréhension des problèmes actuels. Il a déjà fait avancer le dossier du R.M.A. ( revenu minimum d'activité ) facilitant la reprise d'un emploi. Il propose cette fois de travailler sur une idée qui a fait son chemin en Europe  qui consisterait à instaurer une taxe sur les " graisses ". En fait il s'agirait de taxer tous les produits participant au déséquilibre alimentaire comme les sodas, les barres chocolatées, les bonbons, charcuteries et autres produits....  

 Le problème du poids en particulier chez les enfants devient de plus en plus préoccupant et cette taxe pourrait être le moyen de la promotion d'une alimentation plus équilibrée. Le produit de celle-ci pourrait alors être consacré aux produits de qualité nutritionnelle comme les légumes et les fruits mais aussi aux produits bio dont le coût reste élevé.  

 Le produit de cette taxe pourrait rapporter entre 200 millions et 1 milliard d’euros en fonction de l’assiette et du taux, cette mesure participerait à la réforme de la S.S.  

 Il propose aussi ce qu'il appelle << un bouclier sanitaire >> qui consiste à mettre  fin à toutes les exonérations fiscales existantes au profit d'un mécanisme beaucoup plus simple : les sommes restant annuellement à la charge des patients ne pourraient dépasser 3 à5 % de leurs revenus bruts. Une fois ce seuil atteint, la couverture par la SS serait totale. L''économie se situerait entre 500 millions et un milliard d'euros.  

Il propose également qu'en cas d'arrêt de travail le premier jour ne soit plus pris en charge ni par l'assurance maladie, ni par l'employeur, ni par la mutuelle. Il serait assorti d'une obligation pour l'employeur d'accepter les R.T.T. pour ce premier jour. L'économie réalisée serait de 180 à 250 millions d'euros.  

 Il est à souhaiter qu'il soit entendu et si c'était le cas il se passerait enfin quelque chose dans un domaine qui jusqu'à présent n'était abordé que sur un plan politique et le regard neuf de Martin Hirsch ne peut être que constructif.

Motpassant

Par lechat - Publié dans : actualité
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Dimanche 1 juillet 2007

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……………..Il l’avait remarqué à la messe. Tous les dimanches ils étaient obligés d’assister à cette messe à laquelle assistait une bonne partie du village. Cette petite commune de montagne, dans les années soixante ressemblait encore à une communauté relativement unie et le dimanche était l’occasion de se retrouver, d’abord à la messe puis pour les hommes de boire un verre dans l’unique bistrot du village.

Il faut bien le dire, cette messe leur donnait l’occasion de côtoyer les jeunes du village, eux qui vivaient dans ce foyer de jeunes travailleurs. C’était l’occasion pour eux d’observer furtivement les filles pas totalement indifférentes aux regards. Ils représentaient la “nouveauté “. Arrivés de divers coins de la France ils étaient avides de se faire une place dans leur nouvelle vie.

La petite église était toujours pleine, c’était le jour de gloire du curé.

Elle se mettait toujours à la même place et il n’avait aucune peine à la remarquer. Grande, les cheveux courts, le teint mat, elle représentait tout ce qui faisait le mystère féminin pour ce garçon de 17 ans. De temps à autre, elle tournait la tête dans sa direction, mais il ne pouvait dire si elle l’avait vu. Il se disait que oui. Pourtant, pendant de longs moments, elle fixait son regard droit devant elle et le découragement le gagnait. Quelquefois il a cru croiser ce regard, essayant de le capter, mais sa timidité l’obligeait à baisser les yeux. Il se disait qu’il était lâche.

Dès la fin de la messe, il s’arrangeait toujours de façon à ce qu’elle passe à côté de lui mais il ne pouvait que la regarder s’éloigner. Il se disait que dimanche prochain il trouverait le courage de l’aborder. Au moins  se débrouiller pour qu’elle le remarque.

Elle habitait à la sortie du village, à la lisière de la forêt. De sa chambre il pouvait voir sa maison. Peu à peu, elle l’envahissait. Il la faisait vivre à ses côtés. Bientôt, il lui fut difficile de distinguer la réalité et son imaginaire. Ses camarades ne se doutaient de rien. Il ne voulait, d’ailleurs pas leur en parler. Il voulait la garder pour lui seul. Il ne voulait pas que cet amour pur puisse être entaché de plaisanteries légères………..

 

Motpassant

Par lechat - Publié dans : Personnel
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Samedi 30 juin 2007

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En me promenant sur les blogs il m’arrive souvent de découvrir des textes ou des images sortant de l’ordinaire. C’est le cas aujourd’hui où j’ai trouvé sur ce blog les oeuvres d’un artiste de Djakarta,  Dhanank Pambayun un indonésien de 27 ans qui est designer-illustrateur, il utilise aussi bien le numérique que le crayon pour ses créations. Son style unique mêle collages, graphismes, photos et effets visuels.. A la vue de telles réalisations, mais bien sûr cela relève du goût de chacun, on peut se rendre compte  qu’internet est une permanente de découvertes et qu’il est souhaitable que chacun puisse profiter de ce moyen de communication. 

 

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Avoir accès en quelques clicks au monde entier est une opportunité de s’ouvrir, de se cultiver.

Il y a peu de temps encore j’avais beaucoup d’a priori, pour ne pas dire de la méfiance, parce que je pensais que ce média isolait plus qu’il ne rassemblait à, l’image de cette citation qui date pourtant de 1963:

L’un des grands problèmes des sociétés urbaines est la difficulté croissante de communication de personne à personne alors que les moyens de communications de masses se développent continuellement. Comment éviter qu’une communication de similitude entre des individus plus “pensés” que “pensants”, modelés par la propagande et la publicité, se substitue à une communication d’échange véritable entre deux êtres fondamentalement différents ? Comment éviter que l’excès d’information n’aboutisse à une saturation empêchant, àla longue, tout effort créateur ?

Paul-Henry CHOMBART DE LAUWE         (Des hommes et des villes. Paris, Payot, 1963, p. 7)

J’aurais pu simplement mettre le lien, mais je ne résiste pas à les reproduire.

 

 

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Mais au fil des mois, j’ai découvert que l’on pouvait faire d’internet un prolongement de soi-même, un lien auquel d’autres peuvent se rattacher tout simplement.

 

 

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Par lechat - Publié dans : Peintures
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Samedi 30 juin 2007

 

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Je viens de lire un billet paru sur ce site qui m’a beaucoup touché car il exprime avec talent l’énigme que nous représentons les uns pour les autres. Qui sommes-nous ? Que voyons nous dans le regard de notre interlocuteur ? Quelles sont les motivations d’un rapprochement entre deux personnes ? Un pessimiste pourrait avancer que celui-ci n’est basé que sur la recherche de sa propre connaissance.Un optimiste pourrait avancer au contraire qu’il est basé sur la confiance réciproque.Il y existe bien sûr des positions intermédiaires mais que comprenons-nous des paroles de l’autre ? Nous entendons ses paroles à travers le prisme de notre propre histoire qui n’est forcément pas la même que celle de notre vis-à-vis. Ces paroles sont alors transformées pour correspondre à une perception reposant sur l’imaginaire, sur un a priori inévitable.

Je me suis souvent rendu compte qu’en fait, la communication était plus facile lors de contact dont je savais par avance qu’il serait bref. Le fait de savoir qu’il n’impliquera pas d’engagement de ma part me libère alors et me permet alors de recevoir directement des mots dont, dans une situation différente, j’aurais eu tendance à déformer pour les ajuster à ma perception.

Rares sont les occasions de recueillir des égards dans notre société et quand cela arrive il se déclenche toujours une petite alerte qui nous interroge sur l’origine de ces égards. C’est évidemment une vision pessimiste mais elle est peut-être considérée comme légitime.

Franz Kafka essaie une explication, j’extrais celle-ci du site nommé ci-dessus :

“Nous sommes pareils à des enfants perdus dans la forêt. Quand tu es devant moi et que tu me regardes, que sais-tu de mes douleurs et que sais-je des tiennes? Et si je tombais devant toi, si je pleurais et te parlais, en saurais-tu davantage sur moi que sur l’enfer, quand on te dis qu’il brûle et donne des frissons.

Le monde moderne a fait que nous sommes assiégés en permanence par une multitude de ” propositions ” de comportement brouillant ainsi les messages vitaux dont nous avons besoin pour évoluer, pour nous comprendre. Peu à peu la communication passe par des codes matériels alors que notre besoin doit passer par l’humain. Cette situation entraîne alors de plus en plus de déséquilibres psychiques.

“Toutes les idées, même les plus sublimes, ne sont pas à inventer, mais se trouvent inscrites dans le vocabulaire consacré par l’usage. […] Le plus difficile au monde est de dire en y pensant ce que tout le monde dit sans y penser.” > Alain, Histoire de mes pensées, Gallimard, 1936, p. 77.

Pourtant la communication est vitale pour l’homme et souvent, par faiblesse ou par intérêt, celui-ci renie ses propres mots pour en entendre d’autres qui lui donneront l’impression d’exister parmi ses semblables. La quiétude se trouve sûrement dans une relation ancienne quand les barrières sont tombées, quand les regards peuvent se confronter sans préjugé, sans pudeur.

 

Motpassant

 

Par lechat - Publié dans : Personnel
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Vendredi 29 juin 2007

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Jeudi 28 juin 2007
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Il ne profite pas de sa liberté, de chaque heure du jour. Pourtant, il pourrait croire en chacun de ces moments. Ceux-ci n’ont pas besoin de grandeur, ils sont des moments simples que la vie offre parfois gratuitement, sans retour, dont il peut se saisir sans risque, sans gêne, en toute fierté. Comme manger les premières pêches blanches qui reposent telles une nature morte d’un peintre hollandais, dans le plateau à fruits à côté d’abricots colorés, gorgés de jus sucré.

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Comme s’installer sous le grand tilleul qui plie sous le poids de ses feuilles et de ses fleurs prêtes pour la récolte et lire les nombreux livres dont la lecture a pris de retard en raison de ses longs moments passés à réfléchir sur un passé qui est …. passé. Ou alors se promener sur les bords du fleuve où les pêcheurs de friture sont nombreux et persévérant. Ou pourquoi ne pêche-t-il pas lui-même, rien ne lui interdit d’utiliser la canne que ses enfants lui ont offert l’an dernier. Pourquoi ce plaisir lui semble-t-il inaccessible, réservé aux autres ?

Ou encore écrire quelques lignes qui pourraient être le prolongement de ses pensées trop nombreuses et qu’il n’arrive pas à ordonner. Prendre le temps de regarder un film, ce qu’il ne fait plus parce que ses yeux se ferment trop souvent.

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Il lui faut retrouver la simplicité de ses émotions pour qu’il puisse se reposer, laisser son corps évoluer dans un monde qui est pour lui, à créer. Il lui faut se laisser entourer afin de quitter cette solitude dont il a fait sa compagne. Il lui faut…. Il lui faut …..

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Mercredi 27 juin 2007

Un peu de nostalgie

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Source des images

Est-ce les années ? Est-ce la nostalgie d’une époque ? Ou encore est-ce la visite hier, de mon ami d’enfance ? C’est sûrement un peu tout à la fois. Mais j’éprouve au fond de moi le désir physique de retrouver les odeurs, de respirer l’air, de me reposer dans la tranquillité des mes Vosges natales. Le mince lien ne s’est jamais rompu et quelques images ont suffi à m’insuffler ce profond désir de revivre aux milieux de ces sapins aux douces odeurs de résine, d’entendre gronder ces torrents dans la forêt, de marcher dans la neige pendant les longs mois d’hiver, de m’imprégner à nouveau de cette nature qui m’a vu naître.

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Souvenirs de ces grosses fermes, basses, aux étroites fenêtres, souvenirs de la grange à foin, de l’écurie, du grand bassin où coulait en permanence une eau fraîche et délicieuse. Nous attendions les grandes vacances avec impatience pour nous replonger à nouveau dans cet espace de liberté totale qui faisait que chaque instant de la journée était une joie simple et saine.

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Le ski n’était pas encore développé mais dès les premières neiges nous sortions les luges. Le paysage se transformait, dégageait une douceur, une quiétude que nous perturbions par nos cris lors de longues descentes en luge.

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Pourquoi ne repartirais-je pas sur les traces de mon enfance ? Trouverais-je un équilibre que je ne ressens plus aujourd’hui ? La mobilité actuelle apporte sûrement beaucoup en découvertes mais apporte également un détachement de ses racines qui entraîne peut-être une certaine désorientation, une rupture dans la transmission que nous devons effectuer aux générations suivantes. Quitter de tels paysages pour se retrouver dans une barre HLM ou dans un lotissement loin de chez soi est sûrement un facteur de déstabilisation dans les familles. La nouvelle économie ne tient plus compte de l’homme et de son milieu, celui-ci pour vivre doit faire de nombreuses concessions dont celle de s’éloigner de ce qui l’a construit.

Motpassant

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