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Jeudi 26 juillet 2007

Régulièrement, au cours de mes visites sur les blogs, je constate que l'on fait souvent référence à Georges Orwell et en particulier son roman " 1984 ". Et on fait cet usage tout particulièrement ces derniers mois à l'occasion des différentes péripéties de politique intérieure. Et l'utilisation de textes de cet auteur pour qualifier ou illustrer la politique de la droite m'a fait me pencher sur ce livre que j'avais lu, il y a de nombreuses années.

 

Et à cette relecture, je me rend compte que l'on peut faire dire tout et son contraire à cet écrivain dont la complexité ne peut autoriser une interprétation partisane sans se décribiliser.

 

C'est pourquoi, ne voulant pas tomber dans le même travers, j'ai fait l'acquisition du livre d'Aude Lemeunier pour la collection Profil d'une oeuvre. Aude Lemeunier est agrégée de Lettres modernes. Dans ce livre 125 pages, elle explore les différents processus de pensée d'Orwell ( de son vrai nom Eric Blair ) qui ont construit " 1984.

 

Il faut d'abord savoir que ce livre est le dernier de 6 livres écrits entre 1934 et 1950.

 

- " Une histoire birmane " qui raconte sa vie de policier dans un système répressif dont il a démissioné, ne pouvant supporter ce régime.

 

- " Dans la dèche à Paris et à Londres " qui parle des difficultés de sa vie après avoir quitté son emploi.

 

- " Le quai de Wigan "

 

                     Ce livre d'Orwell qui reste quasi inconnu, éclipsé par le succès de "1984" ou de "la ferme des animaux", n'en demeure pas moins une oeuvre prenante basée sur l'expérience personnelle de l'auteur : George Orwell y décrit les conditions de vie des plus pauvres Parisiens et Londoniens, travaillant, ou plutôt exploités dans des hôtels ou se réfugiant dans les institutions caritatives.

On y reconnaît bien là Orwell le socialiste qui dénonce, et ce dès 1933, une société de consommation et de loisirs et évoque avec précision la vie de ses laissés pour compte .

 

- " Hommage à la catalogne "

 

                 L'expérience d'un grand écrivain engagé dans la guerre d'Espagne, au sein des milices du POUM, qui voit, de ses propres yeux, la lente liquidation de la révolution espagnole par les staliniens.

 

- " La ferme des animaux "

 

                 Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. " Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres.

 

- " 1984 "

 

                   L'origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son "Big Brother", figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l'URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime. Mais Orwell n'oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures...

 

Tous ses livres démontrent incontestablement les préoccupations de l'écrivain pour la place de l'homme dans la société et 1984 a poussé au paroxisme les dérives d'un état totalitaire. Mais utiliser des extraits pour effectuer des comparaisons avec la politique française contemporaine c'est faire preuve de simplicité, sinon de mauvaise foi.

 

Je voudrais recopier ici ce qu'écris Aude Lemeunier :

 

L'engagement politique de Georges Orwell
Les convictions politiques
.

 

   <<La vie de Georges Orwell, de son vrai nom Eric Blair, est de bout en bout marquée par son engagement politique. C'est par exemple au nom de ses convictions politiques qu'il démissionne du poste qu'il avait occupé durant cinq ans ( de 1922 à 1927 ) comme sergent dans la police impériale en Birmanie, se jugeant incapable de continuer à servir une idéologie répressive. Son roman Une Histoire birmane publié en 1934, évoque cette expérience douloureuse. Sa démission se révèle courageuse, puiqu'elle est suivie d'années de misère dont le récit Dans la dèche à Paris et à Londres publié en 1933, se fait l'écho. C'est avec cette oeuvre que l'auteur signe pour la première fois du pseudonyme de Georges Orwell. >>

- On voit là par le comportement de cet homme qu'il est entier et qu'il ne transige pas avec ses convictions. Il n'hésite pas à prendre des risques financiers pour être en phase avec lui-même.

 

L'engagement physique et intellectuel

 

   <<Lorsque la guerre d'Espagne éclate en 1936, Eric Blair s'engage comme de nombreux jeunes Européens de l'époque, dans les rangs du P.O.U.M. ( Parti Ouvrier d'Unification Marxiste ), parti socialiste révolutionnaire opposé au dictateur Franco. Il s'agit là d'un engagement physique ( raconté dans Hommage à la Catalogne publié en 1938 ) qui implique que le jeune homme mette sa vie en danger; il est d'ailleurs grièvement blessé au combat, et pour cette raison, réfotmé pendant la Seconde Guerre mondiale. Durant cette période, il travaille comme journaliste pour la B.B.C tout en écrivant des essais politiques.
Intellectuel de gauche, ayant fait lui-même l'expérience de la guerre et de la misère, Georges orwell restera, tout au long de sa vie, sensible au sort des petites gens, en particuliers des chômeurs des régions minières, auprès desquels il réalise, en 1937, une enquête intitulée Le Quai de Wigan. >>

 

- On voit là que c'est un intellectuel, mais surtout un homme qui affronte physiquement les réalités comme la guerre ou la misère.

 

Les désillusions

 

  <<Bien que ses convictions aient été fondamentalement ancrées à gauche, Orwell a cependant su appréhender avec lucidité et clairvoyance les excès du communisme. C'est ainsi qu'il dénonce la langue de bois des marxistes, les crimes du stalinisme, et plus généralement, toute forme d'idéologie qui asservi l'individu tout en se présentant comme un modèle absolu d'humanité. >>

- Il faut se rappeler que nous sommes là entre 1940 et 1950 et peu d'intellectuel de l'époque osait prendre une telle position. Il rejette aussi toute forme d'idéologie qui enferme l'homme dans un modèle prédéfini.
 
Cette vision est répétée dans le chapitre suivant.

 

Un << esprit libre >>

 

  <<Plus largement, Orwell condamne toute forme de régime qui restreint les libertés individuelles en prétendant oeuvrer pour une société meilleure. De ce point de vue, Orwell n'est pas un idéologue, mais un pragmatique, qui juge les théories à l'épreuve des faits. La question fondamentale pour lui est donc de savoir si la mise en oeuvre d'une politique plutôt qu'une autre entraînera une vie meilleure ou non pour ceux qui la subiront.
C'est ainsi qu'Orwell, qui avait pu être séduit par le communisme dans un premier temps, a révisé son jugement à la lumière des crimes commis par Staline. De la même façon, il fustige les théories qui présentent le capitalisme et la loi du marché comme les rouages d'une société idéale. Il considère en effet qu'une société régie par la seule logique économique ne garantit pas des conditions de vie décentes aux individus qui la composent.
Parce qu'elles renvoient dos-àdos les deux idéologies concurrentes de son époque, le communisme et le capitalisme, les positions politiques d'Orwell ont souvent été mal comprise et caricaturées. Elles donnent lieu, aujourd'hui encore, à des polèmiques dans des articles de journaux ou ouvrages critiques consacrés à cet écrivain, aussi bien en Allemagne qu'en France. >>

 

Ce qu'il ressort c'est qu'Orwell est un homme libre et surtout et ce mot lui va bien, c'est un pragmatique. Un homme de responsabilité qui espère de l'homme. Qui espère que celui-ci veut s'impliquer dans un monde difficile, un monde où la facilité ne peut être décrétée dans un programme  politique. Il ne veut pas être le jouet d'une idéologie. C'est pourquoi, je suis choqué, quand on l'utilise pour imposer une théorie politique. S'il vivait de nos jours, on peut penser qu'il aurait toujours une sensibilité de gauche, mais à sa lecture, et si on veut faire preuve d'objectivité, il ne serait pas radical et serait à l'écoute.

Motpassant

Par lechat - Publié dans : Politique
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Jeudi 26 juillet 2007
                         
 

C'était un garçon timide.

 

Quand il était encore chez ses parents, il y a peu, il ne sortait pas, sauf pour se rendre au travail.

 

Puis il rentrait pour s'adonner à la lecture. Il lisait tout ce qu'il trouvait. Il y avait peu de livres à la maison, mais il avait obtenu l'autorisation d'aller en louer à la bibliothèque du village. C'est avec précaution qu'il choisissait un livre. Avant de commencer la lecture de celui-ci, il lui fallait le sentir physiquement, comme s'il s'agissait d'un être vivant. La texture des pages, l'odeur des pages étaient un élément dont il tenait compte. Il aimait, quand, cela se trouvait lire la courte biographie de l'auteur. S'il y avait une photo, il contemplait longtemps le visage de l'homme qui avait imaginé  les mots qu'il allait dévorer avec déléctation.

 

 

 

 

Quand il commençait sa lecture, il voulait à tout prix aller jusquau bout. Ses parents ne comprenaient pas comment on pouvait passer autant de temps le nez dans un livre. Plusieurs fois son père l'avait apostrophé, mais l'attrait des mots était le plus fort. Il avait besoin de ceux-ci pour vivre.


Mais depuis que ses parents l'avaient placé dans ce foyer, il avait accès plus facilement à toutes sortes de littératures. Dans la bibliothèque, il passait de nombreuses heures à lire, mais aussi à penser. Être entouré de livres le rassurait telle un présence bienveillante et complice.


C'est là qu'il avait découvert Zola. Ce fut une révélation. Comment un homme pouvait-il décrire avec autant de précision ces univers différents ?
Pendant plusieurs mois, il vécut avec cet auteur. Il côtoyait ses personnages. " La Terre ", " l'Assommoir ", " Le Ventre de Paris  ", " Une Page d'amour ".

 

 Zola par Nadar

 

 

Tous ces romans les uns après les autres l'emportèrent, l'aidèrent à vivre, à surmonter ses interrogations.

 

Motpassant

 

Par lechat - Publié dans : Personnel
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Mardi 24 juillet 2007

 

L'unique parade que trouve François Hollande pour endiguer le " torrent " Sarkozy est l'accumulation de jeux de mots, exercice dans lequel il faut le reconnaître il est fort. Mais est-ce vraiment le moment de faire de l'humour alors que son parti est en pleine tempête ?


<< Le premier secrétaire du PS condamne la "stratégie de coup d'éclat permanent" du nouveau chef de l'Etat. 
Une formule qui fait écho au fameux livre de François Mitterrand, "Le coup d'Etat permanent", publié au début des années 60, qui critiquait la présidence du général de Gaulle.

 

Dans une interview au "Monde", François Hollande reconnaît "l'habileté politique" de Nicolas Sarkozy. 


 Il juge qu'il a "du sens politique" et la "volonté de rompre avec son prédécesseur". >>

 

 << Selon lui, "pour le moment, les Français sont au spectacle". >>

 

<< Le chef de l'Etat pourrait connaître l'"état de disgrâce >>

  

<< "Il faut rejeter la confusion des politiques, des programmes, des personnes", estime-t-il. "Vieille chimère, le 'gouvernement des meilleurs' conduit à la politique du pire", poursuit-il. >>

 

Source google actualités

 

Je souligne cette dernière phrase et sa dernière partie << le gouvernement des meilleurs conduit à la politique du pire >> ????

 

Le PS reste immuablement dans son idéologie, dans sa phraséologie. Il n'a rien compris.


                                                                           =============================

 

Libération des infirmières et du médecin , déclaration du PS au journal Libération :

 

Journaliste Mathieu Ecoiffier

 

<<Le second déplacement «humanitaire» de Cécilia Sarkozy à Tripoli a été vivement critiqué hier au PS, venant illustrer «la stratégie du coup d’éclat permanent» dénoncée par François Hollande dans L e Monde daté d’aujourd’hui. L’eurodéputé Benoît Hamon a accusé sur RMC Nicolas Sarkozy de «vouloir voler les succès de l’Union européenne [.] au motif qu’il faut que Mme Sarkozy puisse s’ébrouer dans le champ de la République.» Sur RTL, Pierre Moscovici, député PS du Doubs, voit «Sarkozy, via son épouse, et Claude Guéant un peu en train de faire la stratégie du coucou. Vous savez, je ponds mes œufs dans le nid des autres.»

 

<< Le Parti socialiste: «Que la clarté soit faite, notamment sur les contreparties demandées par Kadhafi»
Dans un communiqué, «le Parti socialiste demande que la clarté soit faite sur les conditions de ces discussions, et notamment sur les contreparties demandées et obtenues par le colonel Kadhafi. Le Parlement devra, le moment venu, en être informé: le Parti socialiste y veillera.»

 

Source Libération

 

Je le sais et je vous l'avoue, je ne suis pas très à l'aise quand je me permets de parler de politique sur mon blog, mais après tout, finalement, c'est peut-être bien une qualité ! Et puis ce matin de toute façon c'est plus fort que moi. Effectivemment je ne peux cacher mon malaise, quand comme aujourd'hui j'entends et j'écoute tout ce qui se dit sur le gouvernement et surtout sur la libération des infirmières. Dès ce matin, sur les blogs, juste après l'atterissage de l'avion en Bulgarie, j'ai trouvé des critiques sur l'attitude des Sarkozy. Et je le répète, finalement ce double sentiment d'être d'une part mal à l'aise, parce que c'est un domaine que je ne maîtrise pas bien émotionnellement et le sentiment de malaise face à des critiques gratuites, me font penser que je préfère être comme je suis, plutôt qu'à la place de ceux énoncent ces critiques

 

Qu'est-ce qui fait qu'une partie de la population française fasse preuve de cette faculté à ne pas prendre le recul suffisant pour juger une action publique ? Qu'est-ce qui fait que cette partie de la population ne puisse se réjouir, sans arrière-pensée, de la résolution de cette affaire où six personnes ont souffert pendant 8 ans et 6 mois ?

 

 

 

Pourquoi ne pas se réjouir que L'Europe avec une France qui a retrouvé la place qu'elle n'aurait jamais du quitter ait pu obtenir ce résultat. Se réjouir de cela, ce n'est pas se renier si on est opposant, c'est au contraire affirmer sa propre spécificité. Aurait-il fallu attendre que la gauche soit au pouvoir pour obtenir cette libération qui elle n'aurait pas été " un coup politique " ? Fallait-il d'abord élaborer un statut à Cécilia Sarkozy avant qu'elle ne s'implique dans cette affaire ? J'ai subitement une idée, si, si, j'en ai parfois ! Peut-être aurait-il fallu qu'elle invite Ségolène. Eh, oui, voilà la solution, tout le monde aurait été content, Kadhafi encore plus, lui qui aime les jolies femmes !!!

 

 

Motpassant

 

Par lechat - Publié dans : Politique
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Lundi 23 juillet 2007
 
J'aime l'art, mais je ne suis pas spécialiste, c'est la raison pour laquelle je ne me permets pas de commenter les toiles que je présente. J'estime que c'est à chacun de se faire sa propre opinion.
                                                                               =============================

Wassily Kandinsky est un peintre russe et un théoricien de l’art né à Moscou le 4 décembre 1866 et mort à Neuilly-sur-Seine le 13 décembre 1944.


Malgré quelques soupçons d'avoir antidaté certaines toiles pour revendiquer le fait qu'il est le fondateur de l'ar abstrait il est généralement considéré comme étant l’auteur de la première œuvre non figurative qu'on appellera abstraite de l’histoire de l’art moderne, une aquarelle peinte en 1910.


En 1896 il s’installa à Munich où il étudia à l’Académie des Beaux-Arts. Il retourna à Moscou en 1918 après la révolution russe. Mais se trouvant en conflit avec les théories officielles de l’art, il retourna en Allemagne en 1921. Il y enseigna au Bauhaus à partir de 1922 jusqu’à sa fermeture par les nazis en 1933. Il émigra alors en France et y vécut le reste de sa vie, acquérant la nationalité française en 1939.


A partir de la mort de Wassily Kandinsky et durant une trentaine d’années, Nina Kandinsky n’a cessé de diffuser le message et de divulguer l’œuvre de son mari. L’ensemble des œuvres en sa possession ont été léguées au Centre Georges Pompidou, à Paris, où l’on peut voir la plus grande collection de ses peintures.

Source wikipédia
 

                    
   
   
Par lechat - Publié dans : Peintures
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Dimanche 22 juillet 2007

Juste une question

Juste une petite question. Qu’est-ce qui pousse, comme cela s’est passé aujourd’hui, lors de l’étape Mazamet- Plateau de Beille, un spectateur en string et les pieds-nus à courir aux côtés des coureurs en pleine souffrance.

Voilà la question existentielle face à laquelle j’ai été subitement confronté cet après-midi, quand cette image surréaliste m’est apparue ! J’en suis à me demander si je dois me poser cette question, mais c’est trop fort et je me tourne vers vous ! Peut-être une telle scène ne devrait-elle pas me choquer ?

Je pourrais me lancer dans une analyse psychologique, mais je préfère m’en remettre à vous. Je vous en prie rassurez-moi ! Suis-je normal ?

Motpassant

Par lechat - Publié dans : actualité
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Samedi 21 juillet 2007

L’homme triste…

 

image google

 

Un ouvrier de l’usine PSA s’est suicidé sur son lieu de travail. Le fait que ce malheureux ait choisi son lieu de travail pour accomplir son geste est un signe incontestable que c’est ce travail qui l’a conduit à la mort.

La direction, qui affirme que l’on ne peut faire un lien direct avec cet acte fait preuve d’un cynisme déconcertant. La presse curieusement comme pour les cas de chez Renault a très vite change de sujet préférant relater l’hyperactivité de Sarkozy ou la refondation du Ps.  <<Nous avons demandé la mise en place d’une commission d’enquête et la possibilité d’une expertise sur les conditions de travail, a précisé Alain Roumier, délégué syndical central CGT. Jusqu’à présent la direction refusait d’aborder la question du stress au travail, elle niait le phénomène. L’honnêteté intellectuelle nous interdit de dresser un lien direct entre le suicide de cette salariée et son travail, mais une dépression, ça s’explique, y compris par des causalités multiples », a alerté le syndicaliste, avant de regretter que, malgré la présence de 1 000 salariés dans l’établissement de la rue Lafayette, le service médical et l’assistance sociale ne sont assurés que par de « rares » vacations hebdomadaires. >>

La C.G.T. organise une journée le 31 juillet pour une raison dont je n’ai pas retenu la cause, sûrement en rapport avec le service minimum. Quel motif de protestation ! Quel dévouement !

A propos de l’ingénieure de chez Areva qui s’est également donné la mort la C.G.T. a déclaré :

 

N’a-t-on pas là un vrai sujet de manifestation mais aussi de réflexion sur la place de l’homme en entreprise. Celui-ci est dorénavant utilisé avec la même délicatesse qu’un robot. Toutes les valeurs qui font un homme sont niées et sans elles l’homme perd pied. Il perd des repères indispensables à son équilibre, lequel ne peut s’obtenir qu’en étant considéré. Quelque soit la place dans l’entreprise l’homme est devenu une machine à produire et gare à celui qui tombe ” en panne “.

Autre déclaration :

<< Des personnes qui étaient dans des bureaux individuels subissent avec l’open space le bruit, l’absence d’intimité, le sentiment d’être épiées, l’autocontrôle social entre salariés, énumère le syndicaliste. Il est devenu impossible de personnaliser son environnement professionnel individuel. » Enfin, en termes de communication interne, le déménagement s’est accompagné de la politique du « zéro papier, zéro déplacement ».Les mails  se sont substitués aux échanges directs entre salariés et, pour des raisons de sécurité, des badges individuels restreignant les déplacements et l’accès à certains étages sont en train d’être attribués. Sous le choc, Alain Roumier se souvient : « Quand la direction nous a annoncé la concentration des activités rue Lafayette, le slogan était “travailler ensemble pour travailler mieux et mieux communiquer” ». Christelle Chabaud Les syndicats font preuve d’une indigence stupéfiante sur les problèmes liés à l’entreprise, obnubilés qu’ils sont  par la défense d’avantages acquis complètement obsolètes, domaine où ils trouvent encore un peu d’audience.


Alors bien sûr, il ne faut pas négliger les autres causes de découragement. Les charges de remboursement d’une maison que l’on absolument voulu acquérir au prix de sacrifices énormes, les problèmes liés au transport parce qu’on a dû construire cette maison loin du lieu de travail, à la construction d’une vie personnelle devenue de plus en plus difficile justement à cause de l’obligation pour le couple de travailler pour faire face à cette société de consommation de plus en plus vorace.

Je n’ai pas vu Bailly, Chèrèque et autre Thibaut sur les ondes pour évoquer ces cas dramatiques. Et peut-être l’ont-ils fait, mais avec quel retentissement ?

 

Motpassant

 

Par lechat - Publié dans : Politique
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Vendredi 20 juillet 2007

Instant

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RETOUR SUR SOI ?

Par lechat - Publié dans : Personnel
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Jeudi 19 juillet 2007

Une idée originale extraite de ce site :

 

Le meilleur moyen d'avoir des oeufs frais ?

 

 

 
 

D. R

  La ferme des Echancées, dans les Vosges, de Sophie et Eric Valger, produit des fruits et des légumes qu'elle vend directement au consommateurs et aussi sur les marchés.

Mais on y élève également de la volaille et on y pond des oeufs, périodiquement. Les deux fermiers ont donc décidé d'appliquer le système de l'Amap aux oeufs et aux poulets : c'est le contrat-poule.

La contrat-poule permet au consommateur d'adopter une poule dont il recevra chaque semaine à heure tapante, le contenu de la ponte, soit 6 oeufs de gros à très gros calibre. Ceci du mois de septembre jusqu'au mois de juin. A la fin du mois, l'heureux parent reçoit la poule en bonus.
Le coût du contrat est de 52 euros, ce qui correspond à 2, 46 euros la douzaine d'oeufs...

L'oeuf est frais, livré et du jour. Et la poule se sent moins seule.

Plusieurs communes des Vosges sont désservies : http://ferme-des-echancees.over-blog.com/article-2341071.html




Par lechat - Publié dans : actualité
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Mercredi 18 juillet 2007

 

   Est-ce un refus de la réalité ? Ou au contraire une trop grande conscience de la réalité ? Toujours est-il que je me rends compte que toute ma vie a été guidée par un utopisme latent qui m’a permis d’affronter les difficultés d’ordre psychologiques qui ne manquent pas de se trouver en travers du chemin de la vie.

   Ayant travaillé très tôt, comme la plupart des gens de ma génération, j’ai vite compris qu’il me serait impossible de supporter quelque hiérarchie que ce soit au sein d’une entreprise. La hiérarchie, comme toute hiérarchie et surtout dans le milieu ouvrier se nourrit d’un rapport de force reposant la plupart du temps, non pas sur des qualités, mais sur des pressions économiques d’autant plus relayées qu’à chaque niveau se mêle dans la procédure, les motivations professionnelles et la configuration personnelle de celui qui est chargé d’appliquer ces pressions.

   C’est une des raisons qui m’ont poussé très vite à créer mon propre emploi et ainsi prendre en main mon avenir, mais aussi ma rémunération et ma place dans la société. Bien qu’ actuellement on tente de diffuser le fait que le travail n’est plus une fin en soi, c’est pourtant au niveau d’une expression professionnelle que l’homme devrait pouvoir s’épanouir, ce qui est de moins en moins le cas. Notre époque ne favorise plus chez l’homme l’expression de ses qualités pour les fondre dans un schéma économique niant ce qui fait qu’un homme existe c’est- à- dire qu’il peut par sa sensibilité, sa formation, ses valeurs s’extérioriser et ainsi occuper une place entière dans la société. Les entreprises sont ainsi structurées pour utiliser et non valoriser des valeurs essentielles sans lesquelles un homme ne peut trouver l’équilibre nécessaire à sa survie. Il faut ajouter à cela  les injustices liées à la rémunération qui deviennent de plus en plus insupportables. Pourquoi les partis de gauche, qui ont pour principe de base la défense des salariés, ne se penchent-ils pas sur une nouvelle définition de l’organisation de la production ? Il est peut-être plus simple pour eux de rester dans les shémas actuels et de taper sur les méchants patrons qui exploitent les ouvriers. Sans d’ailleurs s’apercevoir que même ces shémas, à la lumière des dernières élections, ne fonctionne plus.

   La démarche de la droite qui consiste à vouloir revaloriser la ” valeur travail ” n’est pas plus innovante, il semble même qu’avec ses mesures, elle amplifie, par son slogan ” travailler plus pour gagner plus “, la pression économique sur les individus.

   Ce fonctionnement basé sur une hiérarchie à tous les niveaux, qu’ils soient professionnels ou qu’ils soient sociologiques a, au fil des années des ans et de l’évolution technologique, creusé un écart de plus en plus large entre les individus. Pourquoi une société verticale ? Pourquoi la société ne pourrait-elle pas être structurée horizontalement. Une société  au sein de laquelle chaque membre aurait la responsabilité de son propre destin. C’est-à -dire qu’il ne serait plus dépendant d’une entreprise, d’un employeur ou d’une administration, mais qu’il gérerait son potentiel professionnel de la même manière qu’un prestataire de service. Ce qui supprimerait la notion ” d’employeur ” qui implique automatiquement une dépendance de l’un envers l’autre.

   Ce principe de dépendance d’un homme par rapport à un autre ne peut être supportable que si les deux parties maîtrisent parfaitement leur champ d’action, ce qui n’est absolument pas le cas. Bien au contraire ce champ d’action qui peut encore exister dans les entreprises moyennes se réduit au fur et à mesure que l’entreprise grandit et que les rapports humains disparaissent.

   De toute façon, compte tenu des impératifs de la gestion écologique des productions et compte tenu que dans les décennies à venir il faudra aller vers une décroissance inévitable, le rôle de l’homme dans cette future société devra être repensé en lui redonnant la place qu’il n’aurait jamais dû quitter.

  L’industrialisation, par son organisation ne plus fait appel qu’à des bras et non à des hommes pour atteindre des degrés de productivité toujours plus exigeants. Ce qui faisait que l’homme évoluait grâce à des connaissances acquises au fur et à mesure des générations soit par l’observation soit par parrainage a été subitement nié entamant du même coup son capital de confiance sur sa place dans la société. L’homme a besoin de reconnaissance, c’est vital et cette reconnaissance ne peut s’acquérir que par la possibilité de démontrer ce qu’il est. La recherche de la productivité toujours plus poussée, plus destructrice de l’environnement naturel et humain entraîne tous ses acteurs, qu’ils soient ouvriers ou ingénieurs vers un mal-être que seule la reconnaissance pourrait atténuer.

  Le rapport avec la terre qu’entretenait autrefois les anciens leur permettaient de conserver des valeurs essentielles. Pour essayer de préserver ses valeurs de base, qui sont nos racines, on tente de les reconstituer artificiellement. On organise ainsi des visites de production de terroirs où l’on peut voir des chèvres, des vaches ou des cochons dont on ne fait plus le rapport entre la viande ou le fromage. On visite également des caves dans lesquelles le viticulteur, lui-même victime de cet impératif de productivité fait goûter des vins à des promeneurs peu soucieux d’écouter ses explications, tellement ils sont pressés de rentrer avant les bouchons ! Ces visites s’effectuent comme dans un zoo, on sait qu’en rentrant on pourra aller au supermarché, acheter des produits des ” vrais produits ” sous cellophane respectant les règles de Bruxelles en matière de calibre et d’hygiène.

  Alors ma vie a-t-elle été une utopie ou ai-je construit ma vie comme je l’entendais en essayant d’échapper à un système qui broie les individus ? J’ai travaillé plus. Ma vie personnelle en a souffert. Ma retraite n’est pas si importante que si j’avais été salarié. Je n’ai pas échappé aux contraintes, mais il s’agissait de contraintes consenties, maîtrisées et non écrasantes. J’ai échappé à la dépendance d’un système hiérarchique qui est devenu pervers et impersonnel.

Motpassant

Par lechat - Publié dans : actualité
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Mardi 17 juillet 2007

Est-on   forcément victime, dans tous les cas de sa lignée ?

 

Le jour de notre naissance est-il " Le Premier Jour ", le jour où tout commence où est-ce le jour où tout continue, s'ajoutant à une chaîne sans fin ?

 

Le petit enfant naissant serait-il une coquille vide, qui va se remplir au fil des jours ? A priori, on peut penser que le nouveau-né est déjà formaté par une lignée, qu'il va accepter ou non. Car la projection faite par les parents est comme un logiciel que l'enfant téléchargera ou non. Ce fait provoque comme un malentendu dès le départ entre l'enfant et les géniteurs, les uns croyant transmettre, l'autre observant, subissant plutôt cet état de choses. La dépendance matérielle du petit homme entretient ce malentendu jusqu'à ce qu'il arrive aux premiers stades d'appréhension de la vie, de son espace. Jusqu'à ce que vienne en lui, la perception que ce qu'il reçoit est extérieur et qu'il doit intégrer des notions inconnues pour lui et " essentielles " pour les parents. C'est ce que je pourrais appeler " le malentendu générationnel ".

La lignée, au cours des mois et des années s'impose à lui en terme de " confrontation ", il prend peu à peu conscience qu'il est malgré lui un maillon qui s'ajoute à une chaîne d'où la naissance d'une sorte de conflit entre sa propre perception environnementale et l'acceptation.

L'acceptation de la lignée est pour lui à la fois un renoncement et un devoir. Renoncement, parce qu'il n'est pas encore apte à exprimer sa perception et et sa propre conception de l'exercice de la vie et devoir parce que les parents, la famille, le noyau, dans lesquels  il baigne depuis son entrée dans le monde l'ont déjà modelé.

                                               

Le fait d'être aimé est pour lui une évidence, un droit qui n'impose pas de retour, " il n'a rien demandé ! ". L'Exemple "," le Chemin" ne s'imposent pas à lui, comme une " obligation " mais comme une composante extérieure qui s'ajoute à son propre destin. Car, il n'y a pas de mode d'emploi existentiel, le nouveau petit homme est une entité " révolutionnaire " qui bâtira sa propre maison. La transmission faite par les parents n'est-elle en fait qu'une transmission d'anciens enfants.

 

Il n'existe pas de notice de montage. Le lien entre les enfants et les parents est un lien indéfectible, mais dont l'expression, la matérialisation est difficile car, s'impose l'affirmation du dernier de la lignée conscient ou non de" Créer " son espace qui sera forcément nouveau et une découverte pour les parents.

 

Attendre quelque chose de son enfant est une erreur, il faut l'accompagner dans cette aventure, l'épauler devant l'angoisse du choix, tout s'offre à lui et cette perspective est source d'angoisse, pouvant provoquer le renoncement devant l'obstacle, surtout à l'époque cruciale de l'adolescence.

Le passé familial ne doit pas être " la notice de montage " de ce nouvel être.

 

Mopassant

Par lechat - Publié dans : Personnel
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