AU FIL DES MOTS

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Vendredi 21 décembre 2007

Une des origines importantes de la dépression et ce fût le cas pour moi est le surmenage souvent associé au stress. La fatigue s’accumulant le corps et l’esprit à force d’être sollicité, de compenser, cède et entraîne une perte des repères dont on a besoin pour évoluer parmi ses semblables.

Mon travail de boulanger, commencé en 1976 et qui s’est terminé en 2001 m’a au fil des années entraîné dans une spirale sans fin à laquelle je ne pouvais plus distinguer d’issue. Chaque jour recommençait avec son lot de pressions, de stress, d’inquiétudes et de doutes.

Le surmenage est intervenu par l’impossibilité que j’avais de prendre du recul, je ne parle même pas de repos mais de la conscience que pour mieux gérer mon affaire j’avais besoin de faire le point sur l’avenir, sur les créations, sur le développement et cette impossibilité a été une des principales caractéristiques de cette perte de repères.

Tous les artisans ne tombent pas dans la dépression, cependant beaucoup en sont victime. La pression économique encore plus importante quand le métier demande des investissements importants obligent à atteindre un chiffre d’affaires permettant les amortissements et c’est ainsi que le cycle commence. ” Qui n’avance pas, recule “. Cette maxime m’avait marqué quand je me suis mis à mon compte et dés le démarrage de ma boulangerie, je n’ai eu de cesse de vouloir plus travailler.

A cela s’ajoute le souci constat de respecter une qualité irréprochable d’autant plus dans mon secteur biologique.

Au début des années soixante-dix, la branche biologique était mal connue et il fallait faire preuve de beaucoup de charisme pour convaincre heureusement compensé par le côté gratifiant de proposer un nouveau mode de consommation, qui plus est dans la boulangerie.
A SUIVRE…

Par lechat - Publié dans : Récits
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Vendredi 21 décembre 2007

 

Ce billet a été écrit en 2006. Il relate un épisode des événements qui se sont passés entre 2001 et 2007, mais dont l’origine est beaucoup plus ancienne.
Je vais essayer de reconstituer ce lent processus de descente inconsciente pour moi-même, mais réelle pour mon entourage.
Irréalité, ce mot colle à une définition de ce que peut-être une dépression.
Irréalité dans la mesure où celle-ci s’insinue à petites doses au fil des mois, comme un poison que l’on absorbe en petites quantités chaque jour, jusqu’à ce que la dernière goutte provoque le désespoir et entraîne le désir de “partir”, de quitter ce qu’il nous semble qu’on ne puisse plus trouver sur terre.
La toute première réaction, quand on encore suffisamment de forces est de rechercher dans le passé, dans l’enfance un événement assez important pour s’être enfoui dans notre cerveau et parcourir toutes ces années.
Avec le recul, je peux témoigner que cette méthode, si elle peut dans certain cas être bénéfique, n’est pas le remède pour affronter une dépression violente.
Qu’est-ce qu’une dépression ?
Je ne prétends pas être spécialiste, je ne suis spécialiste que de mon cas, j’en suis conscient. Mais je pense que ce qui peut réunir, ce sont les conséquences, les causes étant elles particulières à chacun.
Il faut d’abord savoir, que comme je l’ai dit plus haut, on ne prend conscience de sa dépression, ou plutôt de l’état dépressif que par la confrontation avec l’entourage.
On n’est pas dépressif tout seul. On est dépressif par rapport à un environnement sociétal.
A suivre…

Douleur

noir-jaune-2.jpg 

Daniel, pourrait-on se voir, cet après-midi, avec le patron ?

La question est posée par le directeur du site avec lequel je collabore quotidiennement en tant que responsable de la fabrication, dans cette importante boulangerie biologique. Boulangerie biologique, cela veut dire que l’on ne produit ques des pains et des viennoiseries élaborés à partir de matières premières issues de l’agriculture biologique et que nous respectons un cahier des charges contrôlé par un organisme reconnu par l’Etat.

J’ai toujours travaillé dans ce domaine, 25 années en tant qu’artisan et ayant vendu mon affaire, employé depuis trois ans dans cette entreprise.

_ Pas de problème. Vers 16 heures.

_ A tout à l’heure !

Sa grande silhouette s’éloigne, pendant que je continue ma tâche, qui consiste à mettre au point de nouvelles recettes mais aussi à établir des processus de fabrications spécifiques au bio.

Mon engagement dans le bio relève avant d’un état d’esprit, étant convaincu, qu’il est vital que l’alimentation en général soit naturelle respectant l’environnement mais aussi bien l’organisme humain. Tout le monde, aujourd’hui parle de produits sains, mais quand j’ai démarré en 1976, je passais pour un rêveur qui ne ” tiendrait “” pas longtemps. Je me suis décidé à vendre mon affaire parce que je n’en pouvais plus physiquement et moralement. J’ai donc vendu à un concurrent, qui m’a embauché. Celui-ci, est en fait un investisseur, pour lui le bio est une opportunité et comme il disait ” il espérait faire un retour sur investissement rapide “.

Je savais que ce langage, était loin de ma conception de mon métier, mais, peut-être fallait-il que je comprenne que l’époque avait changé. Ayant créé entièrement ma clientèle, des liens forts s’étaient établis avec celle-ci, basés qu’ils étaient sur une même vision de la société. L’entreprise ayant racheté mon nom, je me suis retrouvé face à ma clientèle, obligé de promouvoir une politique et des produits différents.

Ce fût le premier événement, qui me fit prendre conscience que j’aurai beaucoup de difficultés pour m’adapter, l’autre étant la différence d’âge avec le personnel, direction comprise. J’avais 54 ans. On m’avait embauché pour mon expérience et mon savoir-faire dans le bio, pour mon nom aussi, mais ces arguments ne suffisaient pas pour effacer l’ostracisme qu’il pouvait y avoir dans cette entreprise, mais petu-être était-ce le cas également ailleurs. Il me fallait donc faire beaucoup d’efforts pour m’imposer, ” paraître dans le coup “. Mais je m’usais psychologiquement, car étant perfectionniste, ayant travaillé longtemps seul, il m’était difficile d’accepter les ” concessions ” que l’on doit faire, dans la gestion du personnel dont j’avais la responsabilité . Cependant, j’effectuais ma tâche avec passion et a la satisfaction de mon patron, qui me le faisait savoir régulièment. Nous partions, souvent ensemble, rencontrer les clients, même si j’avais plus l’impression de lui servir faire-valoir que de collaborateur.

Des réunions comme celle à laquelle, je devais me rendre, était habituelle, elle se déroulait plusieurs fois par semaine.

La salle de réunion est grande, des échantillons encombrent les tables, le patron est déjà assis, quand j’arrive suivi de directeur. Je suis serin, car j’aime ces briefings qui me permettent d’expliquer mon travail à ces deux hommes qui ne sont pas du métier.

_ Bonjour Daniel, asseyez-vous. Je perçois un léger trouble mais avec moi, il a toujours été comme cela, le fait qu’il soit beaucoup plus jeune que moi et que surtout, il dépende entièrement de moi pour ce qui est de la production, ces éléments le mettent, me semble-t-il en état d’infériorité.

_ Bonjour. Je m’assieds, attendant qu’il prenne la parole. Le silence se prolonge et je m’étonne.

Il se tourne vers moi, je sens dans son regard qu’il s’engage avec une hésitation inhabituelle.

_ Bon, Daniel, vous savez combien, j’apprécie le travail que vous avez accompli au cours de ces trois années ( trois années jour pour jour ), et je vous en suis reconnaissant.

La qualité est maintenant régulière et l’équipe fonctionne bien. ( Il faut dire que dans ce domaine, trouver du personnel de qualité est difficile, à cause de la pénibilité et aussi des salaires trop bas). Je voulais vous rencontrer aujourd’hui, car maintenant que l’entreprise est sur la bonne voie, il faut passer à une autre étape. ( j’avais été embauché à quelques mois près, en même temps que son rachat de l’entreprise, nous avions donc tous les deux le même historique, le directeur étant venu plus tard .Cela créait, qu’il le veuille ou non une certaine forme de complicité.) Il s’interrompt quelques secondes, pendant que mon esprit commence à s’égarer ne comprenant pas où il veut en venir.

Il reprend :

_ Je dois rajeunir l’équipe. Il me semble que vos méthodes ne soient plus adaptées, à ce jour, des boulangers se sont plaints de votre rigidité. Et puis depuis quelques mois, je vous sens fatigué. Il faut donc trouver une solution pour que puissiez prendre votre retraite. Et puis, il y a également le problème de votre salaire qui est trop élevé, l’entreprise doit faire des économies pour trouver son équilibre. Mais ne vous inquiétez paz, nous trouverons une solution.

Je suis anéanti, mes yeux se brouillent, pris de tremblements, il m’est impossible de réagir. Je ne vois plus rien, ma vie s’écroule. Mon travail est ma vie et en quelques mots, quelqu’un a détruit ma vie, ce que j’avais construit tout seul, n’ayant pas eu la possibilité de faire des études, le fait d’avoir créé une eentreprise et qu’ensuite on m’avait embauché pour mon savoir-faire et ma renommée avaient largement compensé. Et là, en une seconde, tout cela était nié !

J’ abrège la relation de cet entretien car cela m’est encore difficile.

Je me suis levé, inconscient. C’était en Juin 2004, je suis entré dans une dépression qui n’est pas terminée à l’heure actuelle.

Par lechat - Publié dans : Récits
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Lundi 13 août 2007
  

 

source image

Quand les mots ne lui viennent pas, qu’ils ne ne se laissent pas modeler.

Quand ils ne veulent pas servir d’émissaires à ses tourments intérieurs.

Quand ces mots semblent se réjouir de son impuissance à les éveiller.

Quand, malgré ses stratagèmes, le mur blanc se dresse devant lui.



Quand il se dit que l’écriture ne veut pas de lui.

Alors il se tourne vers l’image et ces yeux l’ont aidé à écrire ces quelques mots.

Par lechat - Publié dans : Personnel
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Dimanche 12 août 2007

12/08/2007

 

Lemericks

 

 

Toute la journée, dans son jardin, Sylvère

La bêche à la main tourne la terre

Tandis que son chien, gros batârd à poils roux

Assis sur son séant guette le matou,

Mais celui-ci, échaudé ne passe pas la barrière

 

De l'autre côté de la rue, vivait Marie,

On l'appelait la Marie, elle n'était pas en anaérobie

Quand du haut de son balcon,

Elle sonnait du clairon.

A tous ceux qui ne la connaissaient pas, elle criait : << Vive l'anarchie ! >>

 

Les poireaux aiment les fraises.

Vous ne le saviez pas ? Je vais vous mettre à l'aise.

Non il ne s'agit pas de manger les poireaux avec des fraises, mais

De les planter les uns à côté des autres et désormais

Vos soupes seront meilleures. Non, ne croyez pas que ce sont des fadaises !

 

Chaque fois qu'il s'asseyait, le grand-père disait : << Aïe ! Aïe ! >>

Et chaque fois qu'il se relevait, il disait : << Allez, au travail ! >>

Mais très vite son genou

Devenu fragile comme un joujou,

Ne voulait plus se plier et très vite le vieil homme rentrait au bercail.

 

J'ai très bien connu le père Michel

Il était si gros qu'il n'aurait pu monter à l'échelle.

Aussi, il envoyait son apprenti,

Chercher les peaux sous l'appenti.

Des peaux de quoi ? Mais de lapins ! Ma belle !

 

La soutane du curé, sous le vent,

Se soulevait. Mais impitoyablement

Les rafales se succédaient. Il lui fallait tenir

Aussi son chapeau. Qu'allait-il advenir,

De l'intimité de ce saint homme ? Vite le couvent !

 

Motpassant

 

 

 

 

 


Par lechat - Publié dans : poémes
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Samedi 11 août 2007

J'ai reçu ce matin, un livre  qui s'intitule " Les petits papiers " écrit par Alain Duschene  et Thierry Leguay dans la collection

" Petite fabrique de littérature ". Il s'agit d'un ouvrage consacré aux textes courts tout à fait passionnant. Bien que les techniques d'écriture soient un peu ardues pour moi, elles permettent tout de même de créer un climat de recherche et d'approfondissement face aux difficultés nombreuses que l'on rencontre quand on veut écrire un texte.

Il y a dans ce livre un chapitre consacré aux limerick. Les limericks sont des épigrammes en cinq vers, qui ont vu le jour en Angleterre en 1821, grâce à des recueils anonymes. Les premiers limericks  sont publiés en 1846 par Edwaed Lear. Ses poèmes écrit à l'image d'une caricature étaient accompagnés de dessins au simplisme délibéré.

Le dernier mot du premier vers doit rimer avec le dernier mot du dernier vers.

Je vous en livre deux, écrit par Edward Lear :

Lorsqu'il était encore tout petit, un vieillard
Par accident, tomba dedans une bouilloire;
A force de grossir
Il n'en put ressortir
Et dut passer sa vie dedans cette boulloire.

 

 Il était un vieil homme, natif de Soissons,
Qui prétendait apprendre à marcher aux poissons
Lorsqu'ils furent tous morts,
Il s'écria, pris de remords :
<< Certes, j'eusse mieux fait de rester à Soissons ! >>

                    ==========Je m'y suis essayé, soyez indulgent.:

Il est arrivé par le train de huit heures
Portant sa lourde valise bleue
Il se rend compte que personne ne l'attend,
Mais rien ne le désarçonne
Il remonte dans le wagon en baladeur.

Le grand bateau navigue en silence
Sur une mer douce et brillante
Le marin en haut du mat crie :
Terre ! Terre ! Les hommes s'égosillent.
Enfin, finie l'abstinence !

Narcisse ne sait pas pourquoi ses parents
L'ont appelé ainsi, mais il est évident
Que ce prénom lui sied à merveille, car
Il n'est pas peu fier ce lascar
Quand il chevauche sa jument.

Il était si petit que même grand
On l'appelait le petit. Mais quand
La guerre fût déclarée, personne ne voulut de lui.
Alors, il prit son fusil et partit seul de nuit
Chasser l'ennemi sans oublier ses gants.


Le palefrenier de Monte-Haut
N'aime pas la compagnie des sots,
Il préfére ses chevaux
Aux villageois qu'il prend de haut.
Ceux-ci voudraient le prendre en défaut.

Par lechat - Publié dans : poémes
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Vendredi 10 août 2007

<< L’enfant de 12 ans a été hospitalisé dans un état grave après avoir chuté accidentellement jeudi à Amiens du 4e étage d’un immeuble en voulant fuir avec son père la police qui s’apprêtait à les interpeller.

L’enfant aurait chuté alors qu’il suivait son père qui voulait s’enfuir en passant sur le balcon d’un voisin, alors que les forces de l’ordre allaient s’introduire dans l’appartement familial, a précisé cette source. >> Extrait de ” 20 Minutes”

Une fois de plus ma naïveté est mise à l’épreuve. Comment la police peut-elle encore se comporter de cette façon ? Les exemples se multiplient et ne peuvent manquer de provoquer des ressentiments parmi la population. 

Mais comment ne pas  être choqué quand on assiste à de tels dérapages. Pourquoi la police agit-elle de manière si primitive ? Quelle est la formation de ces hommes qui sous le couvert d’un uniforme se permettent de semer une telle terreur qu’un enfant de 12 ans se jette par la fenêtre ? Les populations sans-papiers, par définition, vivent dans un état d’anxiété permanent et peuvent avoir, face à l’autorité, des comportements imprévisibles. Est-ce si difficile à comprendre ? Ne peut-on pas, dans le cadre de ce genre de mission définir une manière de procéder. Ces gens, s’ils sont dans l’illégalité, ne sont pas des voyous. Ils ont souvent une histoire douloureuse derrière eux et il est humain de prendre ce fait en compte quand on veut procéder à des extraditions.

Il semble que l’on soit loin de cela, quand on entend le procureur, déclarer : << que les policiers ne sont en rien responsables de l’accident puisqu’ils n’ont pas été en contact avec les victimes !  >> Voici sa déclaration dans le nouvelObs :

<< Les policiers concernés sont “tout à fait habitués à ces procédures administratives” et sont “intervenus dans des conditions posées, sans violence particulière, à une heure tout à fait normale”, a assuré Patrick Beau, procureur damiens, lors d’une conférence de presse. “Les certitudes que nous avons pour l’instant, c’est que, au moment de la chute de l’enfant, les policiers n’avaient absolument pas pénétré dans l’appartement. Il n’y a eu aucun contact physique”, a-t-il poursuivi.

Il n’est pourtant pas difficile d’imaginer l’état de panique que peut provoquer la présence de policiers ordonnant d’ouvrir la porte chez des personnes sachant qu’elles vont être expulsées.

Aucune loi ne peut justifier de tels actes dans un pays comme le nôtre. Ce problème ne se résoudra pas par la violence. Ce n’est pas un problème de gauche ou de droite. C’est un problème humain. L’Europe représente pour la plupart de ces malheureux la possibilité de vivre sinon heureux, mais au moins économiquement.

Dans un article d’août 2006 dans le journal Libération Charlotte Rotman écrit ceci :

<<Ce fut une belle bombe. En mars, une étude de la division de la population des Nations unies annonçait que l’union européenne aurait, dans les cinquante ans à venir, besoin de 700 millions d’immigrés pour compenser le vieillissement de sa population. La France, selon ces projections, devrait accueillir 94 millions d’immigrés, soit une fois et demie sa population. Un chiffre exorbitant, «absurde» avoue aujourd’hui Joseph Grimblat, l’un des rédacteurs de l’étude. Et qui a enflammé les esprits dans les pays occidentaux. En France, dans un contexte de reprise de la croissance, le débat a immédiatement glissé vers le besoin de main-d’oeuvre immigrée…… >> voir l’article en entier

Fillon déclare dans l’express :

<<”Si la politique de l’immigration voulue par la Nation (…) nécessite une fermeté et un engagement fort de tous les agents de l’état il est évidemment nécessaire de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame .écrit-il >>

Il est trop tard, faire la lumière ne fera pas revenir à la vie ce garçon. Mais former la police plus sérieusement évitera sûrement de nombreux accidents.

 

Motpassant

Par lechat - Publié dans : Politique
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Jeudi 9 août 2007

 

 

ZAK

Par lechat - Publié dans : actualité
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Mercredi 8 août 2007

Nouvelle machine…

 

 

Peut-être ne savez-vous pas combien sont grandes mes difficultés à me mouvoir dans ce monde. Je suis bien entendu conscient que le fait précité n’a pas une grande importance, préoccupé que vous êtes vous-même à tracer votre chemin.

 

Mais ce matin, alors que je ne m’y attendais absolument pas, j’ai fait cette découverte dont je voudrais vous dire deux mots. Je ne vais pas tourner autour du pot, il s’agit d’une machine qui détecte la personnalité. Mon sang n’a fait qu’un tour, d’habitude il en fait plus me semble-t-il, et je me suis plongé dans la lecture de cet article du Monde du 7 août.


 Il me faut d’abord camper le décor, je cite :

 

<<<  Assis sur une chaise, on vous pose deux électrodes sur le front et on vous demande de mettre vos pieds nus et vos mains sur des plaques en acier. Ces six “points de contact” sont reliés à un boîtier lui-même branché sur un ordinateur. Ainsi installé, les seules consignes sont de donner son âge et de ne pas bouger pendant trente secondes.Un courant électrique imperceptible de 1,7 volt passe alors à travers le corps. Quelques minutes plus tard, bien que vous n’ayez pas dit un mot, un bilan détaillé de votre profil psychologique et de votre personnalité est édité. >>>  Le journaliste se pose quand même la question de savoir si c’est une mascarade ou une supercherie. On peut se poser la même question quand on apprend qu’en trente secondes de connexion le psy vous : << dévoile votre “intelligence émotionnelle”, vos points forts et vos points faibles, vos aptitudes sociales, votre motivation, votre niveau de stress et même les traces laissées par votre vécu >>

En premier lieu, je remarque qu’il faut donner son âge, ce qui m’amène à penser que la personnalité varierait en fonction de l’âge. D’où peut-être l’origine de ces expressions  comme par exemple : << petit c.. ou vieux c.. >>

 

 

<< Au départ, je n’y croyais pas. Je pensais impossible qu’une machine puisse mesurer les fondamentaux psychologiques d’une personne, mais, après avoir passé le test, j’en serais tombée de ma chaise”, raconte Anne-Françoise Chaperon, psychologue clinicienne. Après six mois d’utilisation auprès de ses patients, elle constate que ce procédé lui fait “gagner un temps fou sur le diagnostic” en remplaçant les longs tests déclaratifs. “Cela n’a pas révolutionné mon travail, mais cela permet de mieux connaître la personne et d’avoir avec elle un débat plus riche. Il ne suffit pas de lire les résultats, mais de savoir les restituer et de leur donner un sens.” >>

J’approche maintenant d’un âge que les moins de 60 ne peuvent pas connaître et mes recherches quant à ma personnalité ont jusqu’ici toutes échouées lamentablement. J’ai tout essayé, les psy, le zen, les karmas, le sport, l’amour etc… rien n’y a fait je me suis toujours heurté devant le mur de ma propre méconnaissance.

 

 

Cette machine pourait-elle enfin me faire découvrir ce que je suis ?

 

Mais voilà que déjà des sceptiques se prononcent :

 

<< Médecin psychiatre et vice-président de l’Association française de thérapie comportementale et cognitive (AFTCC), Frédéric Chapelle se dit sceptique. “Le gros problème de certaines techniques, c’est qu’il y a toujours des éléments psychologiques sur lesquels le patient peut s’accrocher et être alors en confiance”, explique-t-il, en pointant l’absence de “validation scientifique” de ce test. >>

 

J’ai bien peur que ce dernier ait raison et qu’une fois de plus je me retrouve confronté à moi-même et tenu d ‘alimenter ce blog quotidiennement pour ne pas rompre le lien qui me relie au monde ! Pourtant j’y croyais à cette machine et peut-être vous aussi, mais non il faut se rendre à l’évidence, à part réparer chirurgicalement le corps humain, il n’est pas encore venu le temps où l’on pourra lire dans les pensées et heureusement comme dirait l’autre !

 

Pour finir et allez savoir pourquoi, je vous propose ces quatre citations :

 

  -La vie est un voyageur qui laisse traîner son manteau derrière lui, pour effacer ses traces. Aragon

 

  -Un beau soir l’avenir s’appelle le passé. C’est alors qu’on se tourne et qu’on voit sa jeunesse. Aragon

 

  -Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue. Albert Einstein

  -Attendre d’en savoir assez pour agir en toute lumière, c’est se condamner à l’inaction. Jean Rostand

Par lechat - Publié dans : actualité
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Mardi 7 août 2007

 1)   <<< Le Monde du 7 Août publie une information d’une journaliste vénézuélienne selon laquelle Ingrid Bétancourt serait en passe d’être libérée et vous savez quoi, les Sarkozy serait encore de la partie et Cécilia s’apprêterait à faire le déplacement. >>>

 

 2)  <<< Pourvu que cette information soit fausse,  et que cette femme reste prisonnière et soit libérée par d’autres sinon nous allons tout droit vers de nouvelles polémiques, parce qu’à coup sûr les Sarkozy ne manqueront pas de tirer la couverture à eux comme ils l’ont fait pour les infirmières. C’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils se distinguent tout le temps !>>>

 

3)  <<< Il a été question du statut de Cécilia Sarkozy et de son rôle dans la libérations des infirmières, il me souvient d’une certaine époque où Danielle Mitterand a fait plusieurs voyages à La Havane chez Castro ou chez le fameux commandant Marcos au Mexique. Elle avait même reçu Castro à Paris et je ne me souviens pas qu’il y ait eu des protestations.

 

 4) <<< Pendant que j’y suis et à propos des vacances des mêmes Sarkozy, il est évident qu’ils auraient dû louer un gîte rural en Auvergne pour 180 euros en pension complète avec possibilité de rentrer les vaches le soir au lieu de partir aux Etats-Unis louer une villa à 22 ou 23 000 euros. Quelle inconscience ! Et comment font-ils, lui qui ne gagne que 6000 euros par mois ? Allez savoir ce qui se trame là-dessous.>>>

 

 5)  <<< A propos d’argent qui choque, je me souviens que j’ai publié un article concernant l’achat par DSK d’un appartement d’une valeur de 4 000 000 d’euros place des Vosges à Paris. Les commentaires liés à cet article m’ont valu toutes sorte de remarques de militants socialistes dont une en particulier qui qualifiait ce billet de fond de poubelle. On me disait également que DSK avait bien le droit de faire ce qu’il voulait de son argent, ce qui est tout à fait vrai. Mais apparemment l’argent de droite est sale et celui de gauche est propre. C’est une façon de voir les choses.>>>

 

 

Ces réflexions pour le moins polémiques, j’en conviens, m’amène à penser qu’il est facile d’être subjectif et d’orienter un texte selon sa sensibilité politique et c’est la raison pour laquelle je voudrais reprendre ce billet en essayant cette fois d’être objectif, mais là encore va-t-on comprendre mon but ? Car, comme la parole, la teneur réelle d’un texte n’est perçue qu’à une hauteur de 25 % ! On est ” victime ” de sa propre histoire et tout passe par ce prisme. Mais essayons quand même.

                                        ——————————

 

                                                

 

                                                                    ————————————–

 

1)    Bonne nouvelle à prendre avec ” des pincettes ” mais selon une journaliste vénézuélienne Patricia Poleo, Ingrid Betancourt serait en passe d’être libérée et parmi tous les intervenants pour sa libération Nicolas Sarkozy son épouse auraient apporté dans une certaine mesure leur contribution. Après leurs efforts associés à ceux des Européens pour la libération des infirmières, la France apporte une fois de plus la preuve qu’elle est bien la patrie des droits de l’Homme. Mais rappelons ici que de nombreux pays se sont investis et que la France seule ne peut s’approprier cet heureux événement.

 

2)   Il est évident que si à l’image de ce qui s’est passé pour la libération des infirmières, les Sarkozy font preuve à nouveau d’arrogance et de fierté mal placée, les Français s’en souviendraient.

 

3)   De toute évidence nous vivons une période de mutation dans la façon de faire de la politique et dans ce cadre il serait bon de définir un statut pour l’épouse du président, ce qui éviterait bien des polémiques à chacune de ces actions. A propos de Danielle Miterrand, ses démarches étaient parait-il d’ordre privé.

 

4)   Les vacances des Sarkozy aux Etats-Unis choquent de nombreux Français et ils auraient été mieux inspirés de rester en France et pourquoi pas de louer une maison en Auvergne dont ils auraient pu découvrir les charmes soit par de longues marches ou de longues sorties à vélo.

 

5)   Effectivement, on est obligé de le reconnaître, le coût de ces vacances, 23 ou 24 000 euros par semaine paraît-il est très élevé pour une personne qui gagne 6000 euros par mois. Mais, pour être objectif, je me dois de rappeler le billet que j’avais consacré à l’achat d’un appartement d’une valeur de 4 000 000 d’euros par DSK et que ce billet avait fait l’objet de nombreuses critiques acerbes de militants socialistes qui me précisait entre autre que DSK pouvait bien faire ce qu’il voulait de son argent. Alors y-a-t-il deux poids et deux mesures ?

Je suis sûr que vous pouvez ajouter votre propre version c’est ce qui devrait s’appeler ” dialogue “. Hélas, celui-ci n’est pas toujours possible, la fragile identité que l’on tente de se forger au fil des ans ne se laisse pas facilement entamer.

 

Par lechat - Publié dans : actualité
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Lundi 6 août 2007

Quand je photographie une femme, je veux qu’elle sache qu’elle est la plus belle de la terre parce qu’une femme qui se sent belle est vraiment la plus belle femme du monde !”. Insatiable dévoreur de vie et éternel amoureux des femmes “

 

Jean-François Jonvelle nous fait don de magnifiques clichés.

 

Je me permets de vous proposer ces belles photos de Jean-François Jonvelle sous forme de montage. Est-ce de la pudeur ? Peut-être.

 

 

Quand les jours sont tristes

Que le coeur s’essouffle à battre

Que tremblent les jambes

Et que les yeux se brouillent

Que les mains ne répondent pas

Aux sollicitations

Qu’elles ne se tendent pas

Pour saisir la bouée.

Peut-être faut-il couler ?

Chercher le refuge dans la nuit

Se laisser prendre par le froid

Et surtout ne rien dire, ne pas parler.

Attendre, attendre, attendre

Attendre la lumière

Toujours revenue

Ne pas s’impatienter

Explorer l’imaginaire

Chercher en lui les sens

Éteints par trop de luttes

Et les sortir d’un long sommeil.

Par lechat - Publié dans : poémes
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